C’est combien la marge sur l’informatique et la cybersécurité ?
Et surtout : est-ce le bon raisonnement quand on vient des télécoms ?
Beaucoup d’acteurs des télécoms se posent aujourd’hui la même question :
L’informatique et la cybersécurité, est-ce vraiment rentable ou est-ce juste plus de complexité à gérer ?
La réponse est assez claire.
Oui, c’est rentable.
Et surtout, c’est devenu indispensable.
Les télécoms seuls : un modèle qui atteint ses limites
Les télécoms restent un socle solide :
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revenus récurrents
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contrats long terme
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marges relativement stables
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relation client installée
Mais dans les faits, faire uniquement des télécoms aujourd’hui ne suffit plus.
Pourquoi ?
Parce que les usages ont évolué.
Un client télécom, ce n’est plus seulement une ligne ou un forfait. C’est :
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un softphone installé sur un poste ou un mobile
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un réseau local à fiabiliser
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des flux voix et data à prioriser
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une synchronisation avec un CRM ou des outils métiers
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des accès distants, du télétravail, du Microsoft 365
Autrement dit, les télécoms sont déjà imbriqués dans l’informatique.
La vraie question n’est donc pas :
“Est-ce que je fais de l’IT ?”
Mais plutôt :
“Est-ce que je le fais de manière structurée, maîtrisée et rentable ?”
Informatique et cyber : des marges comparables aux télécoms
Contrairement à certaines idées reçues, les marges en informatique et en cybersécurité sont du même niveau que celles des télécoms, à condition de sortir d’une approche purement technique.
Ce qui fonctionne :
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des offres packagées
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une logique de service récurrent
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un discours orienté usages et risques, pas outils
Sur des offres PME classiques (sécurité des postes, messagerie, sauvegarde, supervision), on retrouve :
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du récurrent mensuel
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des coûts maîtrisés
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une marge stable dans le temps
La différence ne se fait pas sur la technologie elle-même, mais sur la manière de la vendre et de l’intégrer dans une offre globale.
L’effet clé : la fidélisation sur la durée
C’est souvent là que l’informatique et la cyber prennent tout leur sens.
Quand un client vous confie :
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ses télécoms
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son réseau
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ses postes utilisateurs
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sa messagerie
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sa sécurité et ses sauvegardes
Vous devenez l’interlocuteur central.
Résultat :
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moins de résiliation
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des contrats plus longs
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plus de points de contact avec le client
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une relation basée sur la confiance et non plus uniquement sur le prix
Un client équipé sur plusieurs briques critiques compare moins.
Il s’inscrit dans la durée.
Le vrai piège : rester sur une approche trop technique
L’erreur classique consiste à :
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vendre une solution cyber comme un simple produit
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empiler des briques sans cohérence globale
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parler d’outils au lieu de parler de risques et d’usages
Dans ce cas, la marge s’érode et la charge opérationnelle augmente.
À l’inverse, lorsque l’offre est présentée comme :
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la protection du patrimoine numérique
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la continuité d’activité
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la réduction des risques pour le dirigeant
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la conformité réglementaire et assurantielle
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la productivité et le confort des équipes
La perception change complètement, et la valeur devient évidente pour le client.
Conclusion : télécoms, informatique et cyber sont désormais indissociables
Aujourd’hui :
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faire uniquement des télécoms limite la croissance
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ignorer l’informatique et la cyber, c’est laisser la valeur à d’autres
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les clients attendent un interlocuteur capable d’accompagner l’ensemble de leurs usages
La bonne nouvelle, c’est que :
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les marges sont là
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le récurrent est là
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la fidélisation est plus forte que sur les télécoms seuls
À condition d’adopter une approche globale, orientée usages, risques et valeur métier, et non une simple addition de solutions techniques.
En réalité, c’est exactement la logique des télécoms… appliquée intelligemment à l’informatique et à la cybersécurité.
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