NIS 2 n’est pas encore une loi… mais elle impacte déjà les PME sur leurs obligations Cyber et IT

La directive NIS 2 n’est pas encore transposée dans le droit français.
Pourtant, sur le terrain, ses effets se font déjà sentir très concrètement, en particulier pour les PME qui travaillent avec des grands groupes ou des organisations structurées.
Dans un contexte international marqué par une forte hausse des cyberattaques, des tensions géopolitiques et une professionnalisation croissante des menaces, de nombreuses entreprises n’attendent plus le cadre légal définitif pour agir.
Les grands groupes anticipent… et regardent leur chaîne de sous-traitance
De plus en plus de grands comptes ont engagé une démarche d’anticipation autour de NIS 2.
Ils ne se contentent plus de sécuriser leur propre système d’information : ils étendent désormais leurs exigences à l’ensemble de leur chaîne de fournisseurs et de sous-traitants.
Y compris des PME considérées comme « non stratégiques », mais qui restent essentielles au fonctionnement quotidien : prestataires IT, services, maintenance, logistique, conseil, etc.
Résultat : certaines PME reçoivent aujourd’hui des demandes très claires de leurs clients grands comptes, parfois sous forme de questionnaires, parfois comme condition préalable à un référencement, un renouvellement de contrat ou un appel d’offres.
Ce que l’on demande déjà aux PME, concrètement
Les exigences observées sur le terrain sont rarement théoriques ou juridiques.
Elles portent sur des fondamentaux très opérationnels, parmi lesquels :
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La capacité à assurer une continuité d’activité en cas d’incident (plan de reprise d’activité)
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La sécurisation des accès, des postes de travail et des comptes utilisateurs
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La protection et la sauvegarde des données
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La sensibilisation des salariés aux risques cyber
Autrement dit, des sujets IT et Cyber très concrets, qui touchent directement l’organisation quotidienne de l’entreprise.
Des PME déjà bloquées… ou contraintes d’agir dans l’urgence
Certaines PME découvrent ces exigences au moment où cela devient critique :
appel d’offres suspendu, référencement remis en cause, demande de justificatifs avec des délais courts.
Dans ces situations, la mise à niveau se fait souvent dans l’urgence, sous pression commerciale, alors même que ces sujets auraient pu être traités plus sereinement en amont.
Ce constat est de plus en plus fréquent, et il concerne des entreprises de toutes tailles, parfois dès 10 ou 15 salariés, notamment lorsqu’elles opèrent en environnement multi-sites ou en lien avec des donneurs d’ordres structurés.
Anticiper NIS 2 : une contrainte… ou un avantage concurrentiel
Anticiper ces obligations n’est pas uniquement une question de conformité réglementaire future.
C’est déjà un véritable enjeu business.
Être en mesure de démontrer un socle Cyber et IT cohérent permet de :
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sécuriser l’accès à certains marchés,
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rassurer clients et partenaires,
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réduire l’impact d’un incident informatique,
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structurer son IT sans surinvestissement inutile.
Pour de nombreuses PME, c’est aussi l’occasion de sortir d’un fonctionnement « bricolé » et de poser des bases plus solides et plus pérennes.
Une approche pragmatique avec Smart IT
Se mettre à niveau ne signifie pas forcément lancer un audit lourd ou un projet complexe.
Dans de nombreux cas, il est possible d’avancer par étapes, avec des briques concrètes et rapidement activables.
Avec l’approche Smart IT, l’objectif est justement d’aider les PME à :
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renforcer leur niveau de protection,
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répondre aux exigences de leurs clients grands comptes,
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montrer patte blanche en cas de demande,
sans complexifier inutilement leur organisation.
Des audits peuvent bien sûr être réalisés lorsque c’est pertinent, mais ils ne sont pas systématiquement nécessaires pour démarrer.
Une opportunité pour les MSP et revendeurs
Pour les MSP et les partenaires IT-Télécom, cette évolution représente aussi une opportunité claire.
Celle d’accompagner leurs clients PME sur des sujets devenus stratégiques, avec une approche concrète, orientée usages et risques réels.
Aider une PME à anticiper NIS 2 aujourd’hui, c’est lui permettre d’éviter des blocages demain, tout en renforçant la relation de confiance.
La directive n’est pas encore une loi en France.
Mais sur le terrain, elle est déjà bien réelle.
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